Chirurgie
Si le cancer ne s’est pas propagé à l’extérieur du foie et si la tumeur peut être totalement extraite (cancer localisé résécable), la chirurgie constitue le traitement le plus efficace. L’intervention sera pratiquée sous anesthésie générale (vous serez endormi) et vous serez hospitalisé durant plusieurs jours après l’opération.
Le type d’intervention dépendra de l’emplacement et de la taille de la tumeur ainsi que du nombre de tumeurs présentes dans le foie . On tiendra également compte de l’état de fonctionnement général du foie.
Lors d’une hépatectomie partielle, le chirurgien retire la tumeur du foie ainsi qu’une zone de tissu sain l’entourant. Ce type d’intervention est indiqué si le cancer ne s’est pas propagé à l’extérieur du foie et que le tissu restant est sain. Si l’intervention exige d’enlever un lobe entier du foie, on parlera alors de lobectomie. Le foie est doté d’une remarquable capacité de régénération. Même si on retire jusqu’aux trois quarts du foie, la partie sauvegardée se mettra rapidement à croître et l’organe aura éventuellement repris sa taille normale après quelques semaines.
Dans certains cas, une hépatectomie totale avec greffe du foie pourra être pratiquée. Il s’agira pour le chirurgien de retirer la totalité du foie et de le remplacer par un foie entier ou un lobe sain provenant d’un donneur compatible. Une greffe du foie n’est possible que si la maladie est contenue dans le foie et ne s’est pas étendue à l’extérieur.
Après l’intervention, il se peut que vous éprouviez certaines douleurs ou des nausées, ou que vous n’ayez pas d’appétit. Ces effets secondaires sont temporaires et peuvent être atténués.
Si vous subissez une greffe du foie, vous serez peut-être hospitalisé durant plusieurs semaines. Votre équipe soignante suivra de près comment votre organisme réagit à la greffe. Afin de prévenir le rejet du nouvel organe, vous devrez prendre certains médicaments qui peuvent aussi entraîner une enflure du visage, de l’hypertension ou une augmentation de la pilosité corporelle.
Cryochirurgie
La cryochirurgie détruit les cellules cancéreuses par le froid (congélation). La cryochirurgie peut être utilisée dans les cas de tumeurs primitives du foie qui ne peuvent être enlevées par voie chirurgicale (non résécables) et qui ne se sont pas propagées à l’extérieur du foie.
La fièvre est un effet secondaire très fréquent de la cryochirurgie et peut se manifester durant les cinq premiers jours suivant le traitement.
Ablation par radiofréquence
L’ablation par radiofréquence (ARF) a recours à un courant électrique de haute fréquence pour chauffer et détruire les cellules cancéreuses. Le médecin insère dans l’abdomen, directement à travers la peau, une aiguille spéciale équipée de minuscules électrodes. Des techniques telles que l’échographie ou la tomodensitométrie peuvent aider à repérer l’endroit exact où insérer l’aiguille. Un anesthésique local sera utilisé pour insensibiliser la région sous traitement. On peut aussi effectuer une ARF en pratiquant une incision dans l’abdomen. Cette intervention a lieu à l’hôpital sous anesthésie générale (vous serez endormi).
L’ARF peut servir à traiter de petites tumeurs qu’il est impossible de retirer par voie chirurgicale.
Après une ARF, il se peut que vous éprouviez de la fièvre et des nausées. Ces effets sont temporaires et peuvent être atténués.
Injection percutanée
Ce type de traitement consiste à injecter un liquide tel que de l’éthanol directement dans la tumeur pour détruire les cellules cancéreuses. Guidé par des images obtenues au moyen de l’échographie ou de la tomodensitométrie, le médecin insère une aiguille dans la peau jusqu’à la tumeur. Un anesthésique local est utilisé pour insensibiliser la région. L’injection percutanée peut servir à traiter de petites tumeurs qu’il est impossible de retirer par voie chirurgicale. Le traitement peut être répété si la tumeur se forme à nouveau.
Vous ressentirez peut-être de la fièvre et de la douleur après l’injection. Ces effets secondaires s’estompent rapidement après le traitement et peuvent être atténués à l’aide de médicaments.
Chimiothérapie
La chimiothérapie peut être administrée sous forme de comprimés ou par injection. Les médicaments chimiothérapeutiques empêchent le développement et la propagation des cellules cancéreuses, mais ils endommagent aussi les cellules qui sont en santé. Les cellules saines pourront se rétablir avec le temps, mais dans l’intervalle, le traitement provoquera peut-être chez vous certains effets secondaires tels que : nausées, vomissements, perte d’appétit, fatigue, perte de cheveux et risque accru d’infection.
Dans les cas de cancer primitif du foie, il est parfois possible d’injecter les médicaments directement dans la tumeur pour éliminer les cellules cancéreuses, ou encore de les injecter dans l’artère hépatique qui apporte le sang au foie. Appelée perfusion de l’artère hépatique, cette procédure permet aux médicaments de circuler par les vaisseaux sanguins qui irriguent la tumeur et d’aller détruire les cellules cancéreuses.
À l’occasion, on peut aussi injecter dans l’artère hépatique des agents bloquants en association avec la chimiothérapie. Le médecin injecte d’abord un agent chimiothérapeutique dans l’artère pour détruire les cellules cancéreuses et envoie ensuite de fines particules pour bloquer l’artère et priver la tumeur de son approvisionnement en sang. Ce processus porte le nom de chimioembolisation. En l’absence d’afflux sanguin, le médicament peut ainsi demeurer dans le foie plus longtemps. Cette intervention nécessite une courte hospitalisation.
Les techniques de perfusion de l’artère hépatique et de chimioembolisation provoquent moins d’effets secondaires que la chimiothérapie traditionnelle puisqu’une faible partie seulement du médicament atteint les autres régions du corps. Les quelques effets qui peuvent se manifester, par exemple la fièvre, se dissipent rapidement après le traitement.
Radiothérapie
On a parfois recours à la radiothérapie pour soulager la douleur et atténuer les symptômes d’un cancer primitif du foie au stade avancé.
En radiothérapie externe, on utilise un gros appareil qui permet de diriger un faisceau de rayons vers l’endroit précis de la tumeur. Le rayonnement endommage toutes les cellules qui se trouvent dans la trajectoire du faisceau – les cellules normales comme les cellules cancéreuses.
La radiothérapie dirigée vers la région abdominale peut entraîner des nausées, des vomissements ou la diarrhée. Peut-être vous sentirez-vous plus fatigué qu’à l’ordinaire, aurez la diarrhée ou remarquerez que votre peau a changé d’aspect (elle peut devenir rouge ou être sensible au toucher) à l’endroit traité. Ces effets secondaires résultent des dommages causés aux cellules saines; ils s’estompent habituellement une fois que le traitement est terminé et que les cellules se sont régénérées.
Les effets secondaires de traitement
Soulager la douleur
Voyez comment vous pouvez atténuer et contrôler la douleur de même que l’inconfort, les effets secondaires et le stress pendant que vous suivez vos traitements contre le cancer.
Faire face au cancer
Toutefois, quelle que soit la vôtre (cancer nouvellement diagnostiqué, traitement en cours ou rôle d’aidant auprès d’une personne atteinte de cancer), vous devrez probablement régler de nombreux problèmes pratiques, prendre des décisions difficiles et gérer toute une gamme d’émotions.
sources: http://www.cancer.ca
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