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Cancer rénal disséminé vaccin espoir 2012

11.1.12

Une équipe Allemande a réalisé une nouvelle approche thérapeutique du cancer rénal métastasé (voir METASTASES ) en utilisant la technique de cellules tumorales et dendritiques hybrides.

C'est en quelque sorte un vaccin (Immunothérapie), qui est administré à ces malades.

Pour ce faire des cellules cancéreuses du malade sont fusionnées par des techniques classiques d'électrofusion à des cellules dendritiques ( ce sont des cellules qui possèdent de nombreuses ramifications membranaires cytoplasmiques ( Voir CYTOPLASME ) .

Ces cellules dendritiques (du donneur) sont des cellules allogéniques (Voir HOMOLOGUE ) ce qui renforce leur pouvoir antigénique
( le type HLA est donc aléatoire par rapport au receveur) .

Ces cellules hybrides sont alors irradiées de manière à éviter leur prolifération, puis administrées en sous-cutané à proximité des ganglions inguinaux à raison de 5 X 10 puissance 7 hybrides.
Un premier rappel est administré 6 semaines après
D'autres rappels sont administrés chez les malades dont la maladie a été moins stabilisée par ce traitement.

La première étude a comporté 17 malades
Après un suivi de 13 mois et un recul maximal de 21 mois, quatre de ces patients ont totalement rejeté leurs métastases dans toutes leurs localisations
Deux ont présenté une réduction de plus de 50 % de leur masse tumorale initiale.
Certains malades ont présenté une réponse différente : certaines localisations disparaissant alors que d'autres progressaient.

Biologiquement il a été démontré une induction de lymphocytes T cytotoxiques dirigés contre l'antigène tumoral Muc-1.

Le traitement a toujours été bien supporté, pratiquement sans effets secondaires appréciables.
Les malades ayant rejeté leurs métastases l'ont fait dans les trois premiers mois après deux injections ce qui semble montrer que la réaction immunitaire est extrêmement active

Ces premiers résultats sont spectaculaires
Il faudra attendre les prochains résultats pour savoir si une confirmation se manifestera, un plus grand recul étant indispensable.
Mais ces résultats sont extrêmement encourageants.
Cette stratégie thérapeutique pourrait être utilisée à l'avenir pour d'autres sortes de cancer.

Rédigé et validé par le Dr Gérard Ammerich
Dernière modification le 06/12/2011

Cancer du rein : un nouveau traitement autorisé en Europe

28.8.11

Le mode d’action du nouveau traitement contre le cancer du rein dont la Commission européenne vient d’autoriser la mise sur le marché (AMM) est fondé sur le contrôle de l’angiogénèse. Indiqué dans le cancer du rein métastatique, Nexavar® est une avancée majeure. Par rapport à un placebo, il double la durée de survie sans progression de la maladie et stoppe cette progression chez plus de 8 malades sur 10.
"C’est un vrai plus pour tous les patients", affirme le Dr Bernard Escudier, chef de l’Unité Immunothérapie et Thérapies Innovantes de l’Institut Gustave Roussy (Villejuif) et principal investigateur de l’étude qui a conduit à l’AMM. "Jusqu’à aujourd’hui, le traitement du cancer du rein était basé sur l’immunothérapie - interféron-alpha ou interleukine-2 NDLR - qui avait une activité modeste et une toxicité assez importante. Avec Nexavar®, nous avons un médicament bien plus actif qui améliore la survie des patients sans progression de la tumeur. Donc les malades vivent mieux, et plus longtemps".
Au terme de ce travail mené sur 900 patients, le nouveau traitement s’affirme comme une avancée majeure. "Pour plus de 8 patients sur 10, il a permis un contrôle de la maladie, c’est-à-dire sa stabilisation ou sa diminution. Et pour plus de 3 patients sur 4, la tumeur a régressé", poursuit Bernard Escudier.
Plus efficace mais aussi moins contraignant, il se prend par voie orale. Un confort supplémentaire qui n’est pas négligeable... "Car l’immunothérapie, elle, nécessite une hospitalisation. Nexavar® permet à un grand nombre de patients de poursuivre leur activité normalement. Personnellement, dans mon servic,e j’ai de nombreux malades qui le prennent et qui ont toujours une activité professionnelle".
Une qualité de vie préservée
Le 27 mars dernier, l’Agence Française de Sécurité sanitaire des Produits de Santé (AFSSaPS) avait délivré une Autorisation temporaire d’utilisation (ATU) au fabricant de ce médicament, l’Allemand Bayer HealthCare. Voilà pourquoi près de 150 patients ont pu en bénéficier. Parmi ces derniers, les patients pris en charge par le Dr Escudier.
Et aujourd’hui ? D’après l’AMM, seuls les malades en échec thérapeutique - par immunothérapie - pourront être traités par ce nouveau traitement. Mais à terme, "tous les patients porteurs d’un cancer du rein métastatique devraient y avoir accès. Par ailleurs, avec mon équipe, nous sommes en train de démontrer qu’il serait également bien plus efficace que les traitements actuels en première intention". Peu médiatisé, le cancer du rein frappe tout de même 8.500 Français chaque année. Dans le même temps, il en tue 3.500. "Il se manifeste en moyenne à 60 ans et touche deux hommes pour une femme", précise Bernard Escudier. Principaux facteurs de risque, le tabagisme bien sûr. Mais aussi et c’est plus inattendu, l’obésité.

Cancer du rein : Les traitements qui redonnent espoir 2011

Chicago, le 2 juin 2007 - En France, le cancer du rein touche chaque année plus de 8 200 personnes et entraîne le décès de 3 500. Face à ce fléau, la médecine a longtemps disposé d'armes peu efficaces. Mais en deux ans, son traitement connaît coup sur coup deux révolutions, dont la dernière est présentée par le Dr. Escudier de l'institut Gustave Roussy à l'ASCO 2007.
Doctissimo : Relativement rares, les cancers du rein se caractérisent par une importante mortalité. Comment expliquer ce phénomène ?
Dr Bernard Escudier: Les cancers du rein ne représentent que 2 % des cancers mais au niveau mondial, cela représente près de 210 000 nouveaux cas et 102 000 décès par an. De plus, cette maladie est en constante progression. Son traitement dépend directement du stade de développement du cancer au moment du diagnostic. Plus, il est détecté tardivement plus il est difficile à traiter... Heureusement, de plus en plus souvent, les tumeurs rénales sont découvertes fortuitement (40 à 60 %) à l'occasion d'une échographie abdominale.
Doctissimo : N'existe-t-il pas des symptômes ou des facteurs de risque qui permettraient un dépistage plus précoce ?
Dr Bernard Escudier : Les principaux facteurs de risque sont l'âge (plus de 50 ans), le sexe (les hommes sont plus souvent touchés), le tabagisme, l'hypertension, l'obésité et selon de plus récentes études l'exposition à certaines substances chimiques environnementales (l'incidence de ces tumeurs seraient plus fortes autour de certaines usines). Mais que ces caractéristiques soient suffisantes pour offrir un dépistage précoce reste à prouver scientifiquement... et économiquement.
Doctissimo : Une fois détecté, quelle est la prise en charge du cancer du rein ?
Dr Bernard Escudier: Lorsque le cancer est resté localisé au seul rein, le traitement chirurgical offre de bons résultats. Mais la chose se complique lorsque la tumeur a atteint le système lymphatique ou s'est propagé à d'autres organes (métastases). Dans ce cas, la prise en charge a longtemps reposé sur des traitements peu efficaces (thérapie hormonale, chimio/radiothérapie, cytokines, interleukine ou interferon alpha...) qui n'offraient des résultats que sur 15 à 20 % des patients. Mais depuis moins de deux ans, deux thérapies ciblées (sunitinib - Sutent ® et sorafenib Nexavar ®) ont fait la preuve d'une efficacité étonnante. Leurs résultats spectaculaires 1,2 leur ont valu une très rapide autorisation de mise sur le marché par les autorités américaines et européennes. Ces comprimés sont capables d'affamer la tumeur en bloquant l'angiogénèse (la formation de nouveaux vaisseaux sanguins qui permettent d'irriguer les tumeurs cancéreuses). Et aujourd'hui, un autre composé anticancéreux bien connu des cancérologues le bevacizumab (Avastin®) donne des résultats très prometteurs3.
Doctissimo : Ce sont les résultats que vous présentez au congrès de la société américaine d'oncologie clinique (ASCO) 2007.
Dr Bernard Escudier : Dans cette étude conduite, plus de 600 patients atteints d'un cancer du rein avancé ont reçu après une chirurgie soit de l'Avastin® et de l'interféron, soit seulement de l'interféron (qui était la thérapie de référence lors du début de notre étude). Résultat : l'addition de l'Avastin ® double quasiment la survie sans progression de la maladie (10,2 mois contre 5,4 mois). La réponse de la tumeur au traitement passe de 12,8 % à 31,4 % et une tendance à l'amélioration de la survie globale est également observée. Des résultats assez comparables avec ceux présentés en 2006 à l'ASCO 4 avec le sunitinib (Sutent ®) mais avec une toxicité moindre.
Doctissimo : Comment choisir aujourd'hui entre ces différents traitements ?
Dr Bernard Escudier: Nous devons tout d'abord nous réjouir de disposer aujourd'hui de nouvelles thérapies ciblées face à ce cancer. Par ailleurs, il semblerait aujourd'hui que les derniers résultats donnent une légère supériorité du Sutent ® par rapport au Nexavar ®. Mais ces deux composés présentent des effets secondaires non négligeables : fatigue, hypertension artérielle, syndrome pied-main (avec une desquamation au niveau de la paume), troubles gastro-intestinaux, anomalies hématologiques... Aujourd'hui, l'Avastin ® offre une toxicité moindre pour des résultats équivalents. Il présente de plus l'avantage d'être bien connu de la majorité des cancérologues puisqu'il possède déjà des indications dans de nombreux cancers : cancer colorectal et cancer du sein en Europe, cancer du poumon aux Etats-Unis...
Doctissimo : Quelle pourrait être l'avenir de la prise en charge de ce cancer ?
Dr Bernard Escudier: L'avenir proche devrait voir le sunitinib (Sutent ®) et le bevacizumab (Avastin ® - avec ou sans interferon) devenir les traitements de première intention, le sorafenib Nexavar ® intervenant en deuxième ligne. L'avenir plus lointain repose sans aucun doute sur la combinaison de ces traitements. Quelques études très préliminaires présentées dans le cadre du congrès 2007 de l'ASCO offrent beaucoup d'espoirs en ce sens5,6.
Propos recueillis par David Bême, le 2 juin 2007
1 - N Engl J Med. 2007 Jan 11;356(2):115-24.
2 - N Engl J Med. 2007 Jan 11;356(2):185-7.
3 - ASCO 2007 abstract 3 - B.Escudier&al.
4 - ASCO 2006 abstract LBA3 - R.J.Motzer&al.
5 - ASCO 2007 abstract 5099
6 - ASCO 2007 abstract 5106

Cancer du rein: symptômes, diagnostic, causes et traitement 2011

Le cancer du rein se forme quand des cellules cancéreuses se développent à l’intérieur du rein. Les reins sont des organes qui sont responsables de la filtration du sang en envoyant les déchets dans l’urine.
Cancer du rein: symptômes, diagnostic, causes et traitement
Les hommes ont trois fois plus de risque que les femmes de développer un cancer du rein.
Il existe plusieurs types de cancer du rein :
  • Le carcinome à cellules transitionnelles et le carcinome à cellules rénales qui affectent généralement les adultes
  • La tumeur de Wilm qui affecte généralement les enfants de moins de 5 ans
Le carcinome à cellules rénales est de loin le type de cancer le plus fréquent représentant 85% des cas de cancer du rein

Symptôme du cancer du rein

  • Présence de sang dans l’urine (hématurie)
  • Douleurs lombaires
  • Perte de poids inexpliqué
  • Perte d’appétit
  • Fièvre (dans le cas de carcinome à cellules rénales)
  • Hypertension artérielle

Cancer du rein : facteurs de risques

  • Les causes du cancer du rein demeurent à ce jour toujours inconnues.
  • Il se peut que certains types de cancer du rein soient héréditaires
  • Le tabac augmente le risque de développer le cancer du rein
  • Les patients qui souffrent d’une insuffisance rénale chronique ont plus de risque de développer un cancer du rein
  • Problèmes génétiques (maladie de von Hippel-Lindau)
  • L’obésité augmente les risques de cancer
  • Travailler avec les produits toxiques comme l’amiante

Prévenir le cancer du rein

cancer du rein
Le cancer du rein représente environ 3% des cas de cancer chez l’adulte en France
  • Eviter le tabac
  • Se soumettre à des examens réguliers surtout si vous êtes dialysé

Dépistage du cancer du rein

  • Les antécédents du patient sont vérifiés
  • Le médecin examinera la région de l’estomac et les cotés afin de déceler la présence de masse anormale.
  • Examens d’urine afin de déterminer la présence de sang ou de cellules cancéreuses
  • Analyses sanguines pour déterminer le taux de créatinine
  • Urographie intraveineuse - Examen où l'on injecte un colorant dans une veine et qui va circuler jusqu’au rein permettant au médecin de déceler les anomalies au niveau du rein
  • la tomodensitométrie [TDM] et l’imagerie par résonance magnétique [IRM] sont utilisées afin de déterminer le type de cancer et son étendue
  • Biopsie rénale

Traitement du cancer du rein

  • Dans le cas de carcinome à cellules rénales la chirurgie est le traitement le plus utilisé
  • La radiothérapie et la chimiothérapie sont utilisés dans le cas où le cancer s’est étendu aux autres organes
  • L’immunothérapie à base d’interféron et d’interleukine-2 est souvent utilisée dans le cas de carcinomes à cellules rénales

Quand appeler un médecin ?

Vous ne devez en aucun cas faire votre propre diagnostic et vous devez faire appel à un médecin si vous constatez la présence de sang dans votre urine ou les autres symptômes décrits plus haut.

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