Nouvel espoir dans le traitement du cancer du pancréas

13.11.12

Des chercheurs du Centre de Recherche en Cancérologie de Marseille (CRCM) ont découvert un mécanisme cellulaire qui permettrait de réduire la taille des tumeurs pancréatiques et qui inhiberait la formation de métastases.

Des chercheurs du Centre de Recherche en Cancérologie de Marseille(CRCM) ont découvert un mécanisme cellulaire qui permettrait de réduire la taille des tumeurs pancréatiques et qui inhiberait la formation de métastases.
Cette formidable découverte devrait ouvrir la voie à de nouveaux traitements pour ce cancer qui est l'un des plus mortels.

Le cancer du pancréas est dû à la formation d’une tumeur maligne, c’est-à-dire un amas de cellules anormales qui prolifèrent de manière incontrôlée et plus ou moins rapide, et qui menacent de se propager ailleurs dans l’organisme. Plus de 95 % des tumeurs pancréatiques touchent la région qui assure la fonction exocrine du pancréas. Ce sont généralement des adénocarcinomes.
Nouvel espoir dans le traitement du cancer du pancréas
Les chercheurs expliquent : « Lorsque le pancréas est touché par un cancer, il y a un mélange de cellules tumorales et de cellules saines. Lorsqu'une cellule devient tumorale dans le pancréas, il y a une réaction de protection qui entraîne la formation de fibres, elles entourent les cellules malignes et empêchent leur vascularisation. Si elles ne sont pas correctement irriguées, elles meurent. Les cellules cancéreuses ne sont donc pas très nombreuses, mais celles qui restent sont les plus résistantes puisqu'elles se sont adaptées à un environnement peu favorable à leur développement. C'est pour cela qu'elles sont également plus résistantes aux traitements classiques ».
C’est en examinant la structure cellulaire pancréatique de 36 patients atteints de cancer, que les chercheurs du CRCM ont découvert que ces cellules tumorales ont la possibilité de détruire leurs voisines en les ingérant. On aurait donc affaire à des cellules cannibales.
« Cependant ce mécanisme est bloqué par une chaîne de réactions contrôlées par une protéine. En intervenant sur cette protéine, il serait alors possible de bloquer la voie qui freine le cannibalisme des cellules, et la tumeur pourrait s'autodétruire », poursuivent les auteurs de l’étude.
Notons que ces découvertes sont à un stade très précoce mais déjà l'équipe de recherche est très enthousiaste. En effet, après avoir identifié ce mécanisme, les chercheurs travaillent désormais à la mise au point d'un traitement qui bloquerait la voie de freinage de destruction des cellules tumorales par leurs voisines. « Ce type de traitement aurait un effet bénéfique sur la tumeur, mais surtout sur les métastases » précise le Dr Juan Iovanna, dans un communiqué de presse.

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