Cancer: un nouveau traitement à l’essai 2013

19.11.12


Une nouvelle thérapie mise au point par une équipe de chercheurs représentée par le professeur Michel Charbonneau, de l’Institut national de recherche scientifique (INRS), fera l’objet d’une étude clinique réalisée auprès de seize patients atteints du cancer du poumon.
Le député libéral de Chomedey, Guy Ouellet, a annoncé, le 17 janvier, l’octroi d’une subvention de 697 950 $ à l’INRS pour la réalisation de cette étude. Le financement est consenti par le ministère du Développement économique, de l’Innovation et de l’Exportation, dans le cadre du Programme de soutien à la maturation technologique. Les coûts de l’étude sont évalués à 1,7 M$.
Un plus un égale quatre
Le traitement consiste à administrer une combinaison de deux molécules aux patients. M. Charbonneau a exhibé des photographies de cultures cancéreuses qui illustrent que les deux médicaments ont un effet plus important ensemble que séparément. «Ça démontre une synergie, et que un plus un n’égale pas deux, mais quatre, ou six, ou dix.»
L’équipe a observé par ailleurs que le nouveau traitement permet de s’attaquer à des cellules résistantes à la chimiothérapie, nombreuses chez les personnes atteintes du cancer du poumon.
Le professeur Charbonneau dit espérer que les résultats aillent au-delà de l’augmentation de quelques mois du taux de survie des patients. Au minimum, l’équipe s’attend à stabiliser leur état. Dans le meilleur des scénarios, le traitement permettra de réduire partiellement ou totalement la masse cancéreuse.
Seize patients
L’étude clinique, qui s’échelonnera sur un an et demi, visera notamment à établir la sécurité, le dosage et l’efficacité du nouveau traitement.
Seize patients seront sélectionnés selon des critères précis par des cliniciens, parmi les malades traités au CHUM et à l’Hôpital général juif. Des discussions sont en cours avec l’Hôpital de la Cité-de-la-Santé, a noté Michel Charbonneau. «Malheureusement, ce n’est pas à cette étape qu’on pourra offrir le traitement à un grand nombre de patients», a souligné le chercheur. Les patients participants seront en phase avancée de la maladie et auront une espérance de survie de trois à six mois. «Chaque année, environ 6000 personnes au Québec et 20 000 au Canada meurent du cancer du poumon. C’est pour cette raison qu’on a choisi d’aller de l’avant avec des patients atteints de ce type de cancer», a expliqué M. Charbonneau.
Le médicament pourrait être mis en marché vers 2014, et être éventuellement administré à des patients à un stade moins avancé de la maladie. On envisage également de l’utiliser pour le traitement du cancer du colon et du sein.


http://www.courrierlaval.com

0 commentaires:

partenaires

-- Blog