Le contenu de votre assiette peut certes jouer un rôle important dans l'apparition ou la protection contre certains cancers. Mais encore aujourd'hui, personne ne peut affirmer, preuves scientifiques à l'appui, que le lait cause le cancer de la prostate.
| Des causes multiples et mal connues Au Canada, le cancer de la prostate est le cancer le plus fréquent chez les hommes. Ses causes sont multiples et encore mal connues. Mais quelques facteurs de risque ont été identifiés, comme la vieillesse et des antécédents de cancer de la prostate dans la famille et une alimentation riche en protéines et en gras, plus spécifiquement en gras saturés, tous deux d'origine animale. Le lait au banc des accusés Les études tentent de déterminer non seulement si le lait augmente le risque de cancer de la protate, mais également si d'autres produits laitiers sont en cause. Les constituants des produits laitiers tels que le calcium, la vitamine D, les protéines et les matières grasses sont également étudiés. Par contre, il n'y a encore aucun consensus à ce sujet. En 2004, une équipe de chercheur a analysé 11 études cas-contrôle examinant le lien entre le cancer de la prostate et la consommation de lait. Les résultats de cette analyse soulèvent l’inquiétude : une grande consommation de lait augmenterait de 68 % les risques de développer le cancer de la prostate! Mais attention aux conclusions trop hâtives: Les chercheurs soulèvent plusieurs limites de l’étude qui auraient pu biaiser leurs résultats. Par exemple, ce type d’analyse ne tient pas compte des autres facteurs qui peuvent influencer les résultats. Est-ce que les grands buveurs de lait ont des comportements autres (obésité, faible consommation de légumes et de fruits, faible niveau d’activité physique) qui augmentent leurs risques de développer un cancer de la prostate? De plus, seules des études cas-contrôle y sont analysées. Or, de nombreuses études de cohorte, des études scientifiquement plus solides, n’observent aucune association entre la consommation de lait et le cancer de la prostate. À l'inverse, des études cohortes rapportent une augmentation du risque de cancer de la prostate. De façon générale, les résultats des études scientifiques menées jusqu'à présent se contredisent. Plus récemment, une étude cas témoin montréalaise, publiée en 2010, a rapporté qu'une consommation de 408g et plus de lait, ce qui équivaut à environ 1 1/2 portion et plus, augmenterait les risques de cancer de la prostate. Par contre, cette étude avait deux limites importantes soit un échantillonnage trop petit et âgé. Sachant que la vieillesse est un facteur de risque du cancer de la postate, les résultats peuvent être biaisés. Pour ajouter à la confusion, chaque étude a sa propre définition de ce qu'est un grand buveur de lait. Difficile alors de comparer les études entre elles et de déterminer quelle quantité serait potentiellement à risque. Davantage d'études sont donc nécessaires afin d'évaluer s'il existe un réel risque et, si c'est le cas, les études devront se pencher sur le mécanisme pouvant expliquer cette association.En considérant, les différents bienfaits des produits laitiers et de ses constituants sur la santé des os, l’hypertension et le cancer colorectal, il faut s’assurer de la véracité de cette association avant d’apporter des recommandations afin que ces dernières ne nuisent pas à d’autres aspects de notre santé. Le lait et ses substituts et la santé Le lait et substituts et le calcium sont nécessaires pour vieillir en bonne santé. Au Canada, plus de deux Canadiens sur trois (c’est-à-dire 60 % des adultes ne consomment pas le minimum recommandé, en matière de lait et substituts, par le Guide alimentaire canadien. La consommation de 2 portions de lait et substituts chaque jour pour un adulte de 19-50 ans est une excellente façon d'obtenir le calcium dont l'organisme a besoin pour se construire des os solides. Et bien que l'ostéoporose soit moins fréquente chez les hommes, elle touche tout de même 1 homme sur 8 après 50 ans! À ce jour, le danger reste avant tout de mal s'alimenter. Pour mettre toutes les chances de votre côté et réduire les risques de développer un cancer:
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