les différents Traitements pour le cancer de la vessie

26.9.11

Chirurgie

La décision de recourir à la chirurgie dépendra de l’endroit où se trouve la tumeur. Au cours de l’intervention, on procédera à l’ablation de la tumeur et de certains tissus sains environnants. L’intervention pourra être pratiquée sous anesthésie locale ou générale. Il est possible que vous soyez hospitalisé durant plusieurs jours après l’opération. Par la suite, il se peut que vous éprouviez certaines douleurs ou des nausées, ou que vous n’ayez pas d’appétit. Ces effets secondaires sont temporaires et peuvent être atténués.
La chirurgie constitue l’un des principaux traitements du cancer de la vessie. Elle peut être de trois types; c’est le stade du cancer dont vous êtes atteint qui déterminera le choix de l’intervention.
La résection transurétrale avec fulguration est souvent utilisée pour traiter les cancers superficiels qui ne se sont pas propagés à la paroi musculaire. Le médecin introduit un cystoscope dans la vessie et y insère un instrument muni d’une petite anse métallique à son extrémité. Cette anse sert à enlever la tumeur. La région affectée est ensuite brûlée par un courant électrique (fulguration) ou par un rayonnement laser de haute énergie, afin de stopper le saignement et de détruire toutes les cellules cancéreuses qui n’auraient pas été retirées. Après l’intervention, la miction pourrait être difficile ou douloureuse, et vous remarquerez peut-être la présence de sang dans votre urine. Ces problèmes disparaîtront au bout de quelques jours. Par la suite, votre médecin vous recommandera probablement de subir régulièrement des cystoscopies pour s’assurer qu’il n’y a pas de nouvelle tumeur.
La cystectomie partielle peut permettre de traiter un cancer invasif de grade peu élevé qui   est localisé dans une seule région de la vessie. Après une cystectomie partielle, votre vessie diminuera de volume et par conséquent ne pourra pas contenir autant d’urine qu’auparavant. Il se peut donc que vous ayez besoin d’uriner plus souvent. Il s’agit habituellement d’un effet temporaire, mais dans certains cas il peut être permanent.
La cystectomie totale est le type d’intervention le plus courant pour traiter un cancer invasif de la vessie; elle consiste en l’ablation complète de la vessie. Pour assurer l’élimination de toutes les cellules cancéreuses possibles, le chirurgien retire également les tissus environnants de mêmes que les ganglions lymphatiques et certains organes voisins. Chez les hommes, ces organes incluent la prostate, les vésicules séminales et une partie de l’urètre. Chez les femmes, l’utérus, le col de l’utérus, les trompes de Fallope, les ovaires, la partie frontale de la paroi vaginale et l’urètre sont enlevés en même temps que la vessie.
Une cystectomie totale nécessite une solution de remplacement pour emmagasiner et éliminer l’urine. Votre médecin vous indiquera les choix qui s’offrent à vous avant l’intervention chirurgicale, afin que vous puissiez réfléchir à cette importante décision. Le chirurgien peut créer une vessie artificielle; il peut également rediriger le flot d’urine par une ouverture (stomie) dans la paroi abdominale. L’urine sera alors recueillie à l’extérieur du corps, dans un sac. Cette intervention porte le nom d’urostomie.

Chimiothérapie

Les médicaments chimiothérapeutiques empêchent le développement et la propagation des cellules cancéreuses, mais ils endommagent aussi les cellules qui sont en santé. Les cellules saines pourront se rétablir avec le temps, mais dans l’intervalle, le traitement provoquera peut-être chez vous certains effets secondaires tels que : nausées, vomissements, perte d’appétit, fatigue, perte de cheveux et risque accru d’infection. Certains médicaments servant au traitement du cancer de la vessie peuvent être dommageables pour les reins. Pour éviter de tels effets, il est important de boire beaucoup de liquide.
Dans les cas de cancer superficiel de la vessie, on a souvent recours à la chimiothérapie intravésicale. Ce type de chimiothérapie consiste à administrer les médicaments directement dans la vessie à l’aide d’un cathéter (tube) inséré dans l’urètre. On applique habituellement un gel anesthésiant sur le cathéter pour insensibiliser l’urètre. Les médicaments doivent demeurer dans la vessie pendant environ deux heures pour détruire les cellules cancéreuses qui se trouvent sur la paroi vésicale.
  

Thérapie biologique

La thérapie biologique est un traitement qui met à profit l’action du système immunitaire pour combattre le cancer ou atténuer les effets secondaires d’autres traitements contre le cancer. Des substances naturellement présentes dans l’organisme ou des médicaments fabriqués à partir de telles substances permettent de renforcer la capacité du système immunitaire à combattre la maladie.
Dans le cas d’un cancer superficiel de la vessie, la thérapie biologique est le plus souvent utilisée après une résection transurétrale, afin de prévenir la récidive de la maladie. La plupart du temps, on fait appel à un bacille (un type de bactérie) appelé Bacillus Calmette-Guérin (BCG). La solution de BCG contient des bactéries vivantes mais peu virulentes qui ont pour effet de stimuler le système immunitaire à détruire les cellules cancéreuses de la vessie. Le BCG est généralement instillé dans la vessie par un cathéter introduit dans l’urètre et doit demeurer dans la vessie pendant environ deux heures. On applique habituellement un gel anesthésiant sur le cathéter pour insensibiliser l’urètre.
Le BCG peut avoir des effets irritants sur la vessie. Vous ressentirez peut-être le besoin urgent ou fréquent d’uriner, et la miction pourrait être douloureuse. Vous pourriez aussi ressentir de la fatigue. Certaines personnes éprouvent des nausées, une légère fièvre ou des frissons, ou ont des urines teintées de sang. Ces effets secondaires se dissipent normalement après la fin du traitement.

Radiothérapie

En radiothérapie externe, on utilise un gros appareil qui permet de diriger un faisceau de rayons vers l’endroit précis de la tumeur. Le rayonnement endommage toutes les cellules qui se trouvent dans la trajectoire du faisceau – les cellules normales comme les cellules cancéreuses.
Les effets secondaires de la radiothérapie diffèrent selon la partie du corps qui est traitée. Peut-être vous sentirez-vous plus fatigué qu’à l’ordinaire ou remarquerez que votre peau a changé d’aspect (elle peut devenir rouge ou être sensible au toucher) à l’endroit traité. La radiothérapie comme traitement du cancer de la vessie peut irriter le rectum et provoquer des crampes abdominales. Vos selles ne seront peut-être pas comme à l’habitude et vous pourriez avoir envie d’uriner plus souvent. Ces effets secondaires résultent des dommages causés aux cellules saines; ils s’estompent habituellement une fois que le traitement est terminé et que les cellules normales se sont régénérées.
La radiothérapie peut avoir certains effets sur la sexualité. Chez les femmes, elle peut entraîner une sécheresse vaginale ou un rétrécissement du vagin, et causer de l’inconfort durant les relations sexuelles. Chez les hommes, les dommages subis par les nerfs et les vaisseaux sanguins du pénis peuvent provoquer une dysfonction érectile. Votre équipe soignante pourra vous suggérer des moyens de traiter ou d’atténuer ces effets secondaires.

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